Des rumeurs d'IPO en Asie dopent le titre d'AB InBev

©Bloomberg

Le géant brassicole envisagerait une introduction sur les marchés de ses activités asiatiques, selon certaines sources. L'entreprise ne confirme pas. L'action a pris 3,7% ce vendredi à la Bourse de Bruxelles.

Journée chargée en informations pour le géant brassicole AB InBev . Après avoir annoncé son émission obligataire de plus de 15 milliards de dollars, il est à présent question d'une IPO de ses activités asiatiques. En effet, selon des sources financières relayées par l'agence Bloomberg, le groupe envisagerait d'introduire ses activités asiatiques sur les marchés, de quoi lever plus de 5 milliards de dollars.

Autant d'informations qui permettaient au titre AB InBev de bondir. A la clôture des marchés européens, l'action retrouvait son niveau d'il y a un mois à la faveur d'un gain 3,71% à 63,49 euros.  

Au sein de l'entreprise, personne n'a confirmé l'information. "Nous analysons constamment la possibilité d'optimaliser nos activités et les moyens d'assureur la croissance à long terme." Le porte-parole rappelle aussi que le groupe est attaché a ses activités dans la région d'Asie Pacifique qui regorge un important potentiel de croissance.

Qu'en pensent les analystes?

70 milliards
dollars
Une introduction en Bourse totale permettrait de valoriser les activités asiatiques à 70 milliards de dollars.

Une IPO de l'ensemble de ces activités permettrait à AB InBev de les valoriser à quelque 70 milliards de dollars, entend-on. Un chiffre toutefois qualifié d'excessif par les analystes. Cela représente en effet la moitié de la valorisation totale du groupe.

"Selon nous cela monopolise les gros titres et participe à la réaction sur les marchés. Néanmoins, nous considérons qu'il s'agit d'un développement positif qui permet de dissiper certaines préoccupations au sujet de l'endettement du groupe", indique Trevor Stirling, analyste chez Bernstein Research.

Outre la réduction de l'endettement, l'analyste voit aussi la cotation séparée des activités asiatiques d'AB InBev comme une possibilité de libérer de la valeur. Il explique en effet que les brasseurs chinois se négocient à des multiples plus élevés.

Enfin, dernier argument favorable à cette opération: c'est une assurance supplémentaire pour le groupe. "Si le Réal brésilien ou le peso mexicain devaient être véritablement dans les problèmes, il ne resterait qu'à vendre 10 à 15% pour rembourser une partie de la dette."  

Chez Jefferies, on ajoute le fait qu'une réduction accélérée de l'endettement pourrait ouvrir la voie à d'autres acquisitions. En ligne de mire le groupe français Castel bientôt privatisé.  

Le groupe n'aurait pas encore choisi sa place de cotation, mais Hong Kong semble une possibilité. Selon des sources, les discussions seraient en effet à un stade préliminaire et AB InBev peut toujours renoncer à cette transaction.

16% de parts de marché

L'Asie est un terrain de chasse très convoité par les brasseurs internationaux, et ce alors que la consommation de bière se tasse en Amérique du Nord et en Europe.

AB InBev est le plus grand acteur étranger en Chine avec 16% de parts de marché en 2017, selon les chiffres du bureau de recherches Euromonitor. Le groupe s'est ainsi concentré sur une pénétration du marché avec des marques telles que Corona ou des bières produites par Boxing Cat, un brasseur de Shanghaï acquis il y a deux ans.

La région représente aussi 20% du volume total produit par le groupe et quelque 15% du bénéfice sous-jacent.

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