Jules Destrooper a résisté à la crise sanitaire après une année de transition

Jules Destrooper a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires de près de 5% en 2019. ©Jonas Lampens

Le biscuitier Jules Destrooper a bien résisté au coronavirus grâce à ses ventes dans les supermarchés, après que 2019 se soit clôturé dans le rouge.

Si Jules Destrooper avait bien commencé 2020, la crise n'aura évidemment pas été sans conséquence pour le célèbre biscuitier. "Notre chiffre d'affaires dans le secteur de la restauration est tombé à zéro, tout comme les revenus des duty free", avance son CEO Ives Depoortere.

Heureusement, ces canaux ne représentent que 2 à 3% du total des ventes. Les supermarchés ont permis de rattraper la sauce. Un canal où "nous avons bien performé au premier et au deuxième trimestre", a indiqué le patron.

Année de transition en 2019

Et c'est tant mieux, car 2019 aura été une année complexe, marquée par la transition. En effet, l'entreprise s'est vue obligée de fermer son usine de Lo, quand la production a déménagé dans l'usine existante d'Ypres.

Notre chiffre d'affaires dans le secteur de la restauration est tombé à zéro, tout comme les revenus des duty free.
Ives Depoortere
CEO de Jules Destrooper

Côté financier, le biscuitier a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires de près de 5%, à 34,3 millions d'euros, l'an dernier. Et pour cause, les revenus sont sous pression en Chine, à Hong Kong et aux États-Unis, entre autres. La hausse du prix du beurre et les amortissements (dûs au déménagement) plus élevés, ont amené à une perte opérationnelle d'1,5 million d'euros.

Heureusement, pour ce qui est du prix du beurre, "la tendance est à la baisse", souligne Ives Depoortere. Une tendance qui "se poursuivra en 2020 et aura un effet positif sur nos coûts ".

Pour autant, le patron préfère ne pas s'aventurer dans quelque prévision que ce soit pour l'exercice en cours.

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