Carlos Ghosn à nouveau arrêté

©AFP

L'ancien président de Nissan, Carlos Ghosn, a de nouveau été arrêté jeudi matin par les procureurs de Tokyo, pour des accusations d'abus de confiance aggravé en liens avec des paiements suspects effectués à un partenaire commercial du constructeur à Oman.

Carlos Ghosn a de nouveau été interpellé ce jeudi matin à son domicile de Tokyo sur de nouveaux soupçons de malversations financières, un mois à peine après avoir été libéré sous caution, une arrestation qu'il a jugée "révoltante et arbitraire".

"Pourquoi venir m'arrêter alors que je n'entravais en rien la procédure en cours, sinon pour me briser?", a lancé le magnat de l'automobile déchu. Et d'ajouter: "Je suis innocent de toutes les accusations infondées portées contre moi et des faits qui me sont reprochés."

Son avocat Junichiro Hironaka s'est lui aussi insurgé contre de telles méthodes: "Nous ne comprenons pas pourquoi ils ont besoin de le placer en détention. (...) C'est extrêmement injuste."

De "nouveaux éléments" transmis à la justice française, a pour sa part indiqué le ministre français Bruno Le Maire.

Déjà sous le coup de trois inculpations pour déclarations inexactes de revenus sur les années 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et pour abus de confiance, Ghosn avait été libéré le 6 mars moyennant le paiement d'une caution d'un milliard de yens (8 millions d'euros).

Il est à présent soupçonné d'avoir utilisé la réserve du PDG de Nissan pour des transferts d'argent de plus de 30 millions de dollars à un distributeur de véhicules Nissan à Oman, montants dont une partie lui serait revenue indirectement, selon une source proche du dossier.

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