Carlos Ghosn risque 15 ans de prison

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Alors que deux nouvelles inculpations se sont ajoutées pour le patron de Renault, le constructeur Nissan annonce le dépôt d'une plainte au pénal contre son ancien dirigeant. Le constructeur automobile est par ailleurs à nouveau mis en examen.

Carlos Ghosn encourt une peine maximale de 15 ans de prison, déclare le parquet de Tokyo. Le PDG de Renault, en détention au Japon depuis son arrestation en novembre, fait depuis ce vendredi l'objet de deux nouvelles inculpations. Par ailleurs, le constructeur d'automobiles japonais Nissan a de nouveau été mis en examen pour sa responsabilité dans la dissimulation de revenus reprochée à son ancien PDG Carlos Ghosn sur la période 2015 à 2018, a annoncé le tribunal de Tokyo.

Le principal avocat de Carlos Ghosn, Motonari Otsuru, annonce qu'il allait demander la libération sous caution de son client.

Le parquet a décidé de poursuivre Carlos Ghosn pour abus de confiance et pour avoir minoré ses revenus dans des rapports boursiers de Nissan entre 2015 et 2018. Il a déjà été mis en examen, le 10 décembre, pour avoir déclaré des rétributions amoindries sur les cinq années précédentes.

Le coupe pourrait par ailleurs se remplir puisque Nissan a annoncé qu'il déposait au tribunal de Tokyo une plainte au pénal contre son ancien dirigeant.  

Le constructeur japonais a pris cette initiative "sur la base du détournement d'une somme importante des fonds de l'entreprise". "Nissan ne tolère en aucune façon de tels méfaits et réclame de sévères sanctions", ajoute le constructeur dans un communiqué. Nissan dit poursuivre son enquête interne.

Carlos Ghosn libre?

Le principal avocat de Carlos Ghosn, Motonari Otsuru, a annoncé qu'il allait demander la libération sous caution de son client.

Il est rare au Japon d'être libéré sous caution avant son procès, notamment lorsque l'accusé rejette les accusations portées à son encontre.

Motonari Otsuru a jugé probable mardi que son client soit maintenu en détention jusqu'au début de son éventuel procès, qui pourrait se tenir dans environ six mois.
Même si la demande des avocats de Carlos Ghosn était acceptée, ce dernier ne serait probablement pas libéré avant mardi, lundi étant férié au Japon.

Nissan, mis en cause en tant qu'entité morale ayant remis les rapports boursiers incriminés, avait déjà été inculpé le 10 décembre pour le même motif que ce vendredi, mais sur les cinq années précédentes.

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