La start-up NeuroPath signe un accord avec la Texas A&M University

Neuropath développe un alogorithme et une application mobile qui permet de faire le suivi des patients atteints par la maladie de Parkinson. ©BELGAIMAGE

La jeune société de Louvain-la-Neuve va développer avec l’université américaine sa plateforme permettant d’assurer le suivi des patients atteints de maladies neurodégénératives.

La onzième mission de l’Agence wallonne pour l’exportation (Awex) auprès de la Texas A&M University a démarré ce mercredi sur les chapeaux de roue, avec la signature d’un accord de recherche entre une start-up de Louvain-la-Neuve, NeuroPath, le centre de compétences montois Multitel et deux départements de la prestigieuse université américaine. Une belle performance pour une petite société qui a à peine trois ans d’âge.

NeuroPath développe une plateforme qui permet de faire le suivi des patients atteints par les maladies neurodégénératives, dont avant tout la maladie de Parkinson. Cet instrument fonctionne avec des technologies de captation des mouvements, des paramètres physiologiques et d’activité quotidienne, l’analyse de la voix ainsi que des questionnaires sur la qualité de la vie.

"Le but de notre plateforme est de faire un suivi beaucoup plus fréquent des patients."
Benoît Tas
CEO de NeuroPath

"Le but de notre plateforme est de faire un suivi beaucoup plus fréquent des patients, de détecter des événements entre les visites chez le neurologue pour intervenir beaucoup plus vite dans le plan de soins du patient", explique le CEO et cofondateur de la société, Benoît Tas. "Pour la maladie de Parkinson, il y a seulement cinq minutes de consultations qui sont consacrées aux symptômes non moteurs du patient, tandis que de leur côté, les symptômes moteurs ne sont d’ailleurs pas toujours relevants. On veut améliorer la qualité de vie des patients en mettant à disposition des thérapeutes des données qui sont captées dans ce réseau. Car cliniquement, il a été prouvé qu’une approche interdisciplinaire aide à adapter le traitement au niveau des exercices, de la prise des médicaments".

L’accord de recherche, qui a été signé avec les départements vétérinaires et de médecine de la Texas A&M University, prévoit le développement de l’approche informatique pour analyser les mouvements des sujets – des rongeurs – utilisés dans les tests précliniques pour les maladies neurodégénératives. "Ce qu’on veut faire, c‘est analyser les mouvements sur les rongeurs sans capteurs sur le corps et analyser les paramètres en trois dimensions du squelette du rongeur" poursuit Benoît Tas. Pour l’instant, cette analyse doit être faite image par image de la video, ce qui peut prendre jusqu’à trois mois. Ce que l’on propose, c’est que cette analyse ne prenne plus que quelques heures".

L’accord porte sur une durée de dix-huit mois, mais le CEO de la société espère avoir des résultats concluants après un an d’expérimentation.

NeuroPath avait participé à une précédente mission au Texas, juste après sa création. L’accord porte sur une durée de dix-huit mois, mais le CEO de la société espère avoir des résultats concluants après un an d’expérimentation.

De son côté, Multitel est le partenaire technologique qui développe, dans le cadre de ce projet, la vision par ordinateur, les algorithmes et l’utilisation de l’intelligence artificielle, ainsi que l’analyse de la voix.

Implanté dans le parc scientifique montois Initialis, le centre de compétences a été créé en 1995 à l’initiative de la Faculté polytechnique de l’Université de Mons. Ses activités s’articulent autour de la photonique appliquée, la vision par ordinateur, les réseaux et télécom, le signal et systèmes embarqués et la certification ferroviaire, a expliqué Anne-Sophie Bridoux, research project manager de Multitel. Celui-ci s’est notamment établi une réputation en devenant l’un des trois centres de certification pour la signalisation ferroviaire reconnus en Europe.

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