"Dans un monde inondé de data, vous devez aller à l'essentiel"

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À 49 ans, Roman Gaiser est responsable, chez Columbia Threadneedle, des fonds investissant dans des obligations européennes à haut rendement et comptabilisant 4,4 milliards d’euros d’actifs sous gestion.

Depuis combien de temps exercez-vous le métier de gestionnaire de fonds?

20 ans.

À quel âge avez-vous réalisé votre premier investissement?

En 1998. J’avais 28 ans. J’ai acheté des actions de France Telecom lors de son entrée en Bourse.

Quel fut votre meilleur investissement?

Au troisième trimestre 2009, j’ai engrangé une belle plus-value sur des obligations d’Ineos et de Kronos, deux entreprises du secteur chimique.

Quel fut votre pire investissement?

J’ai acheté Camell Laird, un chantier naval britannique. L’entreprise a fait faillite en 2001.

Quel est l’aspect de votre travail que vous considérez comme le plus difficile?

De rester cohérent dans la durée, car les marchés évoluent sans cesse et ne s’arrêtent jamais.

Croyez-vous au "market timing"?

Ce qui compte le plus, ce sont les fondamentaux, mais vous ne pouvez pas ignorer la dynamique de marché. Le défi consiste à trouver un équilibre entre les deux.

Y a-t-il une question que vous posez à tous les CEO que vous rencontrez?

Ces derniers temps, je leur demande systématiquement ce qu’ils font sur le plan de la durabilité. C’est très important dans le contexte actuel.

Qu’est-ce qui vous différencie des autres gestionnaires de fonds?

Dans un monde inondé de data, vous devez maîtriser l’art d’aller à l’essentiel et ignorer les rumeurs.

Quelle est la principale leçon que vous ayez apprise en tant que gestionnaire de fonds?

Quelle que soit la taille de votre fonds, il est important d’être conscient que vous gérez l’argent d’autres personnes.

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