Envol du titre Keyware: la CBFA enquête

Stephane Vandervelde, patron de Keyware ©Thomas De Boever

La société est actuellement en discussion avec plusieurs groupes internationaux autour d'un possible rachat. Reste à s'entendre sur le prix! La CBFA n'apprécie guère que ce genre de déclarations intervienne en pleine séance boursière...

La société belge Keyware, spécialisée dans les solutions de paiement électronique, est actuellement en discussion avec différents acteurs autour d'un possible rachat. Des discussions qui interviennent après la publication des résultats semestriels du groupe la semaine dernière, qui affichaient le premier bénéfice dans l'histoire de l'entreprise.

"Après la publication de nos résultats, j'ai reçu trois appels téléphoniques de personnes que je devrais rencontrer d'ici la fin du mois et en octobre", explique Stéphane Vandervelde, CEO du groupe. "Tout est possible. Nous pourrions même arriver à un accord dans le mois, ça peut aller très vite. Je suis mandaté pour vendre l'entreprise si l'un de nos contacts s'aligne sur le prix auquel nous songeons."

D'après le CEO, il s'agirait principalement de grands acteurs internationaux cherchant à entrer sur le marché belge. "Mais rien n'est fait pour le moment".

Quand au montant éventuel de l'opération, "c'est très difficile à dire, mais le dernier rachat similaire qui a été effectué a valorisé l'entreprise à environ 5000 euros par terminal de paiement, ce qui représenterait près de 60 millions d'euros dans le cas de Keyware. Mais il est toujours difficile de s'avancer sur le sujet", conclut Stéphane Vandervelde.

Le titre Keyware  s'est envolé après cette annonce. Il gagnait près de 20% en milieu d'après-midi.

Enquête pour manipulation de cours

La réaction de la CBFA ne s’est évidemment pas fait attendre. Les personnes contactées par nos collègues du Tijd ont affirmé qu’elles n’étaient pas amusées par cette déclaration intempestive mais qu’une suspension de la cotation n’était plus possible " l’information circulant depuis trop longtemps dans le marché ". La CBFA a donc décidé de lancer une enquête formelle pour manipulation de cours.

Vandervelde réfute l’accusation : "  Toutes les entreprises ont le droit de discuter d’une éventuelle reprise. Tant qu’il n’y a pas d’engagement avec une tierce partie, il ne s’agit pas d’une information sensible. Surtout, tout le monde savait que nous étions une proie " a-t-il affirmé. Au moment de ces déclarations, le directeur de Keyware ignorait le démarrage de l’enquête de la CBFA.

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