Mauvaises notes en augmentation

Le plus grand défaut de paiement en 2020 se situe dans les télécoms. ©REUTERS

La récession s'accompagne de baisse de ratings et de défauts de paiement.

Si vous pensiez que les agences de rating ont fait preuve de discrétion en 2020 après avoir été tant critiquées lors la crise financière de 2008, les chiffres publiés cette semaine par l’agence Standard and Poor’s (S&P) offrent une image bien différente. Lors d’une année marquée par la pire contraction économique depuis la crise de 1929, la qualité de crédit s’est détériorée de manière importante, souligne l'agence. Le taux d’abaissement des notes est l’un des plus élevés enregistrés (18,5 %) alors que le taux de relèvement touche un plancher historique (2,8 %). Pour trouver un taux d’abaissement des notes plus élevé, il faut remonter à l’année 2009 (19%).

18,5%
Le taux d'abaissement des notes de rating en 2020.

Au total, 198 entreprises (financières et non-financières) notées au début de l’année dernière ont fait défaut en 2020. L'agence souligne que les récessions sont suivies rapidement par des défauts de paiement des sociétés. Mais si les défauts ont effectivement augmenté, c'est dans une moindre mesure par rapport aux récentes récessions. Peut-être faut-il y voir l'effet de moratoires sur les faillites dans certains pays, comme la Belgique.

La totalité des défauts enregistrés en 2020 a concerné des émetteurs déjà notés en catégorie spéculative au début de l’année. Le nombre de défauts a particulièrement augmenté dans deux secteurs: celui des services aux consommateurs et celui de l'énergie et des ressources naturelles. Mais le défaut le plus important est celui de l'entreprise américaine de télécoms Frontier Communications Corp (22,5 milliards de dollars). Dans une récente étude, S&P soulignait que les défauts de paiement devraient augmenter cette année et atteindre les niveaux plus élevés depuis 2009.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés