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Le loyer des logements avec un bon PEB augmente davantage

La performance énergétique des logements semble avoir de plus en plus d’influence sur l’évolution des loyers en Wallonie.
Les logements affichant des PEB bons ou moyens ont vu leur loyer augmenter davantage en 2019, en Région wallonne. ©shutterstock

Le marché locatif intègre désormais davantage les classes de performance énergétique (PEB) dans la détermination du prix. Une tendance générale à la hausse des loyers a en effet été observé en 2019 pour les logements qui affichent des labels bons et moyens (PEB: A, B, C et D), tandis que ceux dont les performances en termes d’isolation, d’énergie et de chauffage, principalement, se traduisent par un mauvais score (PEB: E, F et G) augmentent moins voire régressent.

+18%
Entre 2018 et 2019, en Wallonie, les biens disposant d'un PEB "A" ont vu leur loyer augmenter de 18% en moyenne.

C’est le principal constat dressé par l’Observatoire des loyers (réalisé par le Centre d’études en habitat durable de Wallonie) en 2020 sur la base des données de 2019.  Même si les marges d’erreur imposent la prudence, les prochaines enquêtes devront permettre de vérifier si la décote des logements énergétiquement moins performants se confirme sur le marché locatif, souligne l'Observatoire.

Loyer moyen

En 2019, le loyer mensuel moyen (hors charges) en Wallonie était de 629,60 euros (+ 2,15% sur un an). C’est en Brabant wallon qu’il reste le plus élevé, à 795 euros en moyenne. Les loyers les plus faibles ont été observés dans l’arrondissement de Charleroi (549 euros).

Le score PEB...

Seul 0,2% du parc locatif privé wallon dispose des labels les plus performants ( A+ ou A++ ) et 1,1% du label A. Ensuite:
●1 logement sur 11 affiche le label B;
●1 logement sur 7 dispose du label C;
●1 logement sur 5 dispose du label D;
●1 logement sur 5 affiche le label E.

Un tiers des logements (33,5%) a de plus mauvais scores:
●12,4% ont un label F;
●21,1% ont un label G.

... se reflète sur les loyers

Et ces scores de performance énergétique se reflètent sur les loyers. Entre 2018 et 2019, l’évolution des loyers a été la suivante :

●Biens de classe A: +18,0%;
●Biens de classe B: +6,9%;
●Biens de classe C: +2,7%;
●Biens de classe D: 6,0%.

Les loyers moyens des labels les plus mauvais (E, F et G), sont stables voire en diminution. Cela tend à prouver que les locataires sanctionnent les biens qui affichent une mauvaise performance énergétique.

Obligation peu connue et peu respectée

La disponibilité des certificats PEB pour les locataires est loin d’être idéale, pointe le rapport: seuls 52% des locataires l'ont obtenu, alors qu'il est obligatoire et doit être fourni lors de la signature du bail en Wallonie. 48% des locataires n'ont pas reçu le certificat PEB, même dans les rares cas où il a été réclamé (3,7%).

Il faut dire qu'un tiers des ménages locataires ignorent l'existence de ce document.

Parmi ces locataires sans certificat, une grande majorité sont locataires depuis 2011 et à cette date, le certificat n’était pas encore entré en vigueur. Au sein de ce groupe, un locataire sur cinq est sûr que son logement dispose d’un certificat PEB.

Caractéristiques des logement locatifs

84,3% sont équipés du chauffage central.
70,6% disposent de vannes thermostatiques.
66,9% disposent d’un thermostat d’ambiance.
2/3 sont équipés de double ou de triple vitrage à toutes les fenêtres.
73,1% ont la toiture ou le plafond isolé.
1,8% sont des habitats basse énergie, passifs ou zéro énergie.
2% n’ont pas de compteur individuel pour l’eau, l’électricité ou le gaz.

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