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Olivier de Brauwere: "Je préfère les bières étrangères pour découvrir des choses moins classiques"

36 ans/Né à Bruxelles/Co-fondateur du Brussels Beer Project avec Sébastien Morvan, en 2013/Présents à Bruxelles et à Paris, ils comptent ouvrir une nouvelle brasserie de 25.000 hectolitres au cœur de Bruxelles, en 2020/Diplôme d’ingénieur de gestion à Bruxelles et Louvain-la-Neuve/Erasmus au Canada, où il a rencontré son associé du Brussels Beer Project/Passionné de foot et de sport en extérieur/3 enfants.
©Tim Dirven

Avez-vous une pièce ou un endroit particulier chez vous spécialement consacré à la bière?

Une grande partie de la cave, au grand dam de mon épouse! C’est là qu’on a commencé les toutes premières bières avec un kit de brassage amateur. Le kit est toujours là et prend les poussières puisqu’on ne l’utilise plus aujourd’hui. Il y a aussi pas mal de bouteilles reçues et de Brussels Beer Project qui y traînent.

Vous êtes plutôt bière spéciale, trappiste, IPA, pils…?

Je suis assez hétéroclite, ça fait partie aussi de la curiosité de découvrir et voyager à travers la bière. Si je devais donner un style, ce serait plutôt les bières légères en alcool, l’idée est d’avoir l’ivresse du goût plutôt que celle de l’alcool. Et plutôt les bières étrangères, j’ai une curiosité pour découvrir des choses moins classiques que les bières traditionnelles belges.

En cinq chiffres
  • 35: "Le nombre de personnes travaillant pour Brussels Beer Project à Bruxelles et à Paris. Une des plus grandes sources de satisfaction d’avoir créé une boîte, c’est de voir des gens heureux et une équipe très cosmopolite."
  • 13: "Mon chiffre porte-bonheur, et en réfléchissant, c’est le numéro de ma maison et l’année de création de Brussels Beer Project."
  • 9: "9 heures, c’est ce que j’essaie de dormir chaque nuit. Je suis un grand dormeur et dès que je ne dors pas, je deviens vite de mauvaise humeur. 9h, je sais que c’est beaucoup par rapport à la plupart des gens."
  • 3: "Pour mes 3 enfants."
  • 188: "À la fois le numéro de notre brasserie rue Antoine Dansaert et plus ou moins le nombre de bières qu’on y a brassé."

Avez-vous une collection?

Je suis assez peu matérialiste, il y a juste les BD qui débordent un petit peu partout dans la maison. Mais étant peu consumériste, à chaque fois qu’on me demande des idées de cadeau pour Noël ou mon anniversaire, je finis toujours par dire "je ne sais pas, donne-moi une BD" (rires). Je dois en avoir environ 300 ou 400.

Payez-vous souvent des tournées à vos amis?

Plus il est tard dans la nuit, plus j’en paie évidemment, comme beaucoup de gens (rires). Le principe est de s’offrir des tournées respectivement, plutôt que chacun achète sa bière. Quand j’invite chez moi, par contre, c’est difficile de garder la proportion, j’offre toujours plus de tournées.

Prenez-vous les transports en commun ou êtes-vous un inconditionnel de la voiture?

De manière générale, chez Brussels Beer Project, on est des grands cyclistes. Tant qu’il y a de la lumière, je prends mon vélo. Je fais le choix pour l’instant de garder un vélo non électrique, histoire de ne pas grossir avec la bière. Mais dès qu’il fait sombre, j’ai plutôt tendance à prendre le métro ou la voiture, ça dépend des jours.

Quel est le pire conseil qu’on vous ait donné en matière d’argent?

Lors de formations que je suivais, j’ai rencontré un spécialiste des tendances qui était absolument convaincu qu’il fallait en 2018 réinvestir dans le bitcoin, ce que je n’ai pas fait car c’est le genre de choses que je ne comprends pas. Et depuis lors, il a perdu une bonne partie de sa valeur. De manière générale, tous les conseils d’investir dans des choses qu’on ne comprend pas, ce sont des très mauvais conseils, ou bien je ne suis pas assez intelligent pour les comprendre (rires).

"Un classique, mais qui reste très vrai: l’argent ne doit jamais être un but, mais un moyen. Cela n’a jamais été mon but dans la vie, mais c’est sûr que l’argent reste un moyen d’avoir beaucoup de liberté, de limiter le nombre de soucis et de permettre quelque part le bonheur."
Le conseil

Que feriez-vous si vous deveniez millionnaire du jour au lendemain?

Je partirais en voyage avec toute ma famille. Je voyageais énormément quand j’étais plus jeune, donc je crois que je ferais une pause, pour sortir les enfants de leurs habitudes. On retournerait en Asie du Sud-Est où j’ai passé 6 mois, j’aimerais refaire avec eux une partie du trajet que j’ai fait mais de manière très différente.

Lorsque vous avez commencé à gagner votre vie, quelle a été votre plus grande satisfaction?

Je me rappelle qu’avec mon premier salaire, on s’est fait un bon resto avec mon épouse, sans culpabiliser. C’était un peu ridicule, on avait dépensé chacun 50 euros pour un menu, ce qui me paraissait à l’époque une fortune absolue. Mais de manière générale, pouvoir vivre sans compter chaque euro, c’est l’avantage d’avoir un salaire correct.

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